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  • Ed anot

Haute Route des Pyrénées - Traversée Occidental

La Haute Route des Pyrénées est un trajet qui permet de traverser les pyrénées de l'Atlantique à la Méditerranée. Le cheminement, peut-être exigent en étant souvent hors sentier et en haute montagne.



Avec une météo clémente annoncée les dix premiers jours suivant notre départ, nous avons fait le choix de ne pas prendre de tente et d'utiliser seulement des sursacs. On voulait voyager vite et léger. Le compromis semblait intéressant et nous a permis de partir avec des sacs de moins de 7 kg sans compter l'eau, la nourriture et l'appareil photo.


Hendaye, terminus, nous voilà partis sur les chemins du pays Basque dans des fougères parfois plus hautes que nous. Après quelques jours, nous apercevons les premières grosses chaînes de montagnes en fin de journée.


Devant nous, un pic à 2000 m et la motivation d'une nuit au sommet devient plus forte que la fatigue de nos 30 km journaliers parcourus. Dans la montée, la ligne de crête est couverte de vautours se préparant pour la nuit. On zig-zag dans une pente raide entre vautours moutons et vaches pour s'installer au chaud dans nos duvets sur le sommet du pic Orhy. Il nous reste à contempler couchés, un paysage nocturne à 360°, les jambes lourdes et la tête dans les étoiles...



Le lendemain matin après un somptueux lever de soleil et notre check météo journalier, nous avons vite déchantés. De l'orage est annoncé en fin d'après-midi et en soirée sur le reste de la semaine. On fait le choix de se rapatrier dans des cabanes et abris à partir de 16 h et nous effectuons nos journées au pas de course. Nous découvrons en plus des magnifiques paysages, des abris atypiques : une grotte, une cabane aménagée dans un pierrier gigantesque et après discussion avec un berger (et merci de sa proposition) une grange avec cinq patous et une centaine de moutons pour nous tenir compagnie.


Lassé par cette météo capricieuse et notre impossibilité de faire des bivouacs, on prend le risque d'aménager un abri de fortune avec un poncho tarp et des pierres. Pari gagnant bien que nos sursacs étaient mouillés, nous et nos duvets sommes au sec et au chaud. On enchaîne dès le lendemain matin après le bivouac stratégique notre premier sommet au-dessus de 3 000 m. La vue de l'Inferno nous montre notre trajet passé et à venir : le Pic du Midi d'Ossau derrière nous et le Vignemale en approche.




Jambes bien rodées, les cols et les sommets supérieurs à 3 000 m défilent. Le Petit Vignemale 3032 m et le Pic du Taillion, 3144 m pour le point culminant de mon trajet. On prend l'habitude de croiser des troupeaux d'isards dans les premières heures de marche et on découvre les cirques de Gavarnie, Estaubé et Troumouse remplis d’humains qu'on avait perdu l'habitude de voir.


Un répit de météo me permet de profiter de mes deux derniers jours sur des sommets et des vires dans un style de haute montagne. J'atteins mon dernier 3000 après un bivouac sous les étoiles la veille de mon point de chute.



Une fois passé le refuge du Portillon, je rejoins Bagnères-de-Luchon pour reprendre le travail et me rendre professionnellement dans les Alpes.


15 jours, 350 km, 21 500 m de dénivelé positif, 44 cols, 4 sommets supérieurs à 3 000 m et pas d'ampoules. :)




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